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Le Vibe Coding ne remplace pas l'expertise.

Un retour d'expérience sur le vibe coding : un levier de productivité utile pour les développeurs expérimentés, mais qui ne remplace ni l'architecture, ni la revue critique, ni l'expertise technique.

Publié le 07/06/2026

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Dans mon précédent article, je vous faisais part de mon déclic face à l’intelligence artificielle. Après avoir dépassé mes hésitations initiales, je suis passé à la pratique avec l’une des premières étapes concrètes de cette transition pour un développeur : le vibe coding.

Qu’est-ce que le Vibe Coding ?

Le terme peut faire grincer des dents. Pour certains, le vibe coding est synonyme de création d’applications sans écrire une seule ligne de code, une approche qui peut sembler superficielle aux yeux des développeurs expérimentés.

Pourtant, pour quelqu’un qui maîtrise son métier, le vibe coding ne consiste pas à abandonner le code, mais à déléguer sa production tout en conservant les décisions d’architecture et de validation.

Passer de l’exécutant à l’architecte

Le principal gain de cette méthode réside dans l’efficacité. En tant qu’expert, vous savez quel code est nécessaire et vous pouvez estimer le temps que sa rédaction manuelle prendrait. Le vibe coding vous permet de déléguer l’écriture à un agent, comme Claude Code ou Codex, tout en conservant le contrôle du résultat final. On n’est plus ralenti par les tâches répétitives à faible valeur ajoutée, ce qui permet de concrétiser des projets que l’on aurait pu abandonner par manque de temps ou d’envie.

Le piège de l’uniformité et les limites du “No-Code”

Il est crucial de distinguer le vibe coding assisté par l’expertise du no-code complet. Ce dernier montre rapidement ses limites, notamment à travers une standardisation visuelle flagrante.

Si l’on suit aveuglément les propositions de l’IA sans y injecter de sens critique ou de personnalisation, on aboutit à des interfaces interchangeables. On retrouve presque systématiquement :

  • Des mises en page identiques, souvent basées sur des structures en “Bento grid”.
  • L’utilisation répétitive des mêmes polices de texte et des thèmes sombres/clairs très génériques.
  • Des graphiques et des diapositives qui semblent tous sortir du même moule, manquant d’identité propre.

Exemple d'interface IA générique en tableau de bord, illustrant la standardisation visuelle des sites générés par IA

C’est là que le rôle du développeur change : votre valeur ajoutée ne réside plus dans la saisie du code, mais dans sa personnalisation et sa vérification critique.

La vérification humaine : le garde-fou

L’IA n’est pas infaillible. Sans une base technique solide, un débutant peut se retrouver face aux hallucinations des agents ou se perdre dans la structure complexe d’un projet sans s’en rendre compte. On observe d’ailleurs une dérive sur certains dépôts GitHub où des merge requests générées par l’IA s’accumulent sans revue approfondie.

En tant que développeur, l’IA devient votre assistant pour les tâches les plus fastidieuses, comme la génération de tests automatiques. C’est une étape essentielle à la robustesse d’une application, mais souvent délaissée car c’est une tâche ingrate.

Un levier de productivité

Le vibe coding, lorsqu’il est bien cadré, ne remplace pas le développeur : il amplifie sa capacité à agir. Il permet d’accélérer le développement tout en s’appuyant sur l’expérience technique pour garantir la qualité sans rentrer dans le moule des productions “génériques”.

Dans mon prochain article, j’aborderai un défi que j’ai moi-même rencontré : comment ne pas se perdre dans l’océan de l’IA. Entre les nouveaux outils qui sortent chaque jour et la multitude de technologies à apprendre, il est facile de s’éparpiller au lieu de réellement progresser.